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Comprendre et réduire l'empreinte carbone de son alimentation

Publié le 07 sep 2022 | Pour une alimentation plus responsable
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Lorsque vous faites vos courses, vous est-il déjà arrivé de vous demander par où passent les aliments avant d’arriver chez vous ? Quels impacts ont-ils sur l’environnement ? L’empreinte carbone, ça vous dit quelque chose ? 

Il est parfois difficile de s’y retrouver, alors on vous explique tout ! Les termes scientifiques vous font peur ? Pas de panique, les grandes idées sont en réalité très simples !

A la fin de cet article - soit dans 5 minutes -, vous aurez les clés pour devenir maître de l’empreinte carbone de votre alimentation.  

 

 

Que sont les gaz à effet de serre ?

Un gaz à effet de serre, c’est un gaz présent dans l’atmosphère qui retient une partie de la chaleur reçue par le soleil dans l’atmosphère. L’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère se traduit par une hausse de sa température. 

Si certains gaz comme la vapeur d’eau sont d’origine naturelle, d’autres sont en partie voire totalement issus des activités humaines.

En savoir plus sur les gaz à effet de serre

 

 

L’équivalent CO2 : la somme des gaz à effet de serre

Avec autant de types de gaz à effet serre aux propriétés différentes, il devient vite compliqué de les mesurer individuellement ! Pour simplifier les calculs, une unité de mesure a été créée par le GIEC*.

Cette unité regroupe les différents gaz à effet de serre en convertissant leur potentiel de réchauffement climatique en équivalent CO2 (eqCO2, CO2eq ou CO2e).

L’équivalent CO2 est défini comme « la quantité émise de dioxyde de carbone (CO2) qui provoquerait le même forçage radiatif intégré, pour un horizon temporel donné, qu’une quantité émise d’un seul ou de plusieurs gaz à effet de serre ».

* GIEC = Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat

 

 

Le cycle de vie d’un aliment 

 

 

 

L’empreinte carbone des aliments

Chacune de ces étapes du cycle de vie libère différents gaz à effet de serre. En cumulant les gaz à effet de serre libérés par un aliment tout au long de son cycle de vie, on obtient son empreinte carbone, exprimée en kg de CO2e par kilo de produit :

             

 

Il faut bien noter que ce graphique est basé sur des moyennes mondiales. Les valeurs qui y figurent peuvent varier selon de nombreux facteurs. Le mode de production, le processus de transformation, la distance parcourue, l'emballage… Toutes les décisions prises à chaque phase du cycle de vie sont susceptibles d’affecter l’empreinte carbone finale d’un aliment !

Cependant, les valeurs moyennes suffisent à fournir des ordres de grandeur et permettent de se rendre compte de plusieurs choses :

  • Tous les aliments ne se valent pas en termes d’empreinte carbone ! Même avec des valeurs qui varient, un kilo de légumes émettra toujours moins qu’un kilo de bœuf.
  • La grande majorité des émissions est généralement liée à la phase de production. Ensemble, l’usage des sols et l’agriculture représentent plus de 80 % de l’empreinte carbone dans la  majorité des cas.
  • Les émissions liées au transport et au conditionnement sont relativement faibles comparées à d’autres sources d’émissions. Pour la plupart des produits alimentaires, le transport compte pour moins de 10%. Plus un aliment est émetteur de GES, plus sa part d’émissions liées au transport baisse. Pour le boeuf, par exemple, le transport ne représente que 0,5% des émissions.

 

 

L’empreinte carbone des plats

Pour calculer l'empreinte carbone d’un plat, il suffit de multiplier l'empreinte carbone de chaque aliment par sa quantité. 

Exemple de calcul : Une assiette de steak-frites contient en moyenne 150 grammes de bifteck et 200 grammes de frites. Sachant que l’empreinte carbone d’un bifteck est de 35 800 gCO2e /kg et que celle des frites est de 1 300 gCO2e /kg,  l’empreinte carbone de l’assiette sera donc de (0,15 x 35 800) + (0,2 x 1 300) = 5630 gCO2e. (ADEME, 2017)

Pour vous faire un ordre d’idée, voici l’empreinte carbone moyenne de différentes recettes Quitoque :

 

 

En savoir plus sur l’empreinte carbone des repas moyens en France

 

 

La place de l’alimentation dans l’empreinte carbone totale

L'alimentation représente environ ¼ de l’empreinte carbone annuelle moyenne des français !

 

(Source : Carbone 4)

 

Afin de respecter l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement climatique, l’empreinte carbone de l'alimentation devra être quasiment divisée par 4 d’ici 2050 :

 

 

Pour atteindre cet objectif ambitieux, nous avons tous un rôle à jouer. Le changement repose à la fois sur une transformation profonde des systèmes alimentaires, mais aussi sur les “petits gestes” quotidiens qui, cumulés, ont de grands impacts.  Pour aller plus loin : Carbone 4, Faire sa part

 

Nous n’arrêterons jamais de manger, mais nous pourrons toujours manger mieux !

 

 

 

Et donc, quelles solutions ?

 

 

 

 1. Végétaliser son alimentation 

 

Vous l‘aurez compris, l’action la plus impactante pour réduire l’empreinte carbone de son alimentation est de manger plus végétal.

Bonne nouvelle #1 : il existe des centaines de plats absolument délicieux qui ne contiennent pas de viande ! Pâtes italiennes, pizzas à la burrata, lasagnes de légumes, mezzes libanais… la gourmandise est de mise.

Bonne nouvelle #2 : il n’y a pas besoin de se passer totalement de viande pour réduire l’empreinte carbone de son alimentation. De petits ajustements suffisent parfois : remplacer une viande rouge par une viande blanche, adapter les proportions, ou encore choisir une viande plus locale.

Dans un panier Quitoque, par exemple, de petits changements peuvent faire de grandes différences : sur 4 recettes, remplacer 2 recettes de viande par 2 recettes végétariennes permet de diviser par plus de 2 l'empreinte carbone de son panier sans compromis sur la gourmandise !

 

 

 2. Manger de saison 

 

 

 

 3. Réduire le gaspillage alimentaire 

 

 

→ Nos astuces anti-gaspi, c’est par !

 

 

 4. S’approvisionner localement 

 

 

 

Alors ?

On vous l’avait dit : réduire l’empreinte carbone de son alimentation, c’est facile ! Il suffit d’adapter progressivement le contenu de son assiette tout en choisissant des produits locaux et de saison, et en faisant attention au gaspillage. En plus, ces changements peuvent aussi avoir des impacts positifs sur la santé !

Besoin d’inspiration ? Quitoque propose plus de 30 nouvelles recettes chaque semaine, dont près d’un tiers sont végétariennes. Nos fruits et légumes sont toujours de saison, nos viandes sont 100% françaises, et nous éliminons le gaspillage en ne livrant que les quantités nécessaires. 

A vos paniers, c’est l’heure du marché !